questions d'éthique

2000-La condition physique

[edit] comment se maintenir...

Comment maintenir ou entretenir le maximum d'aptitudes et de capacité malgrés les effets imminents du viellissement.

Cette préoccupation de la santé peut ouvrire sur différents types de perspectives :

selon l'attachement que l'on a pour soi.

Chaque type de perspective oriente le choix d'une activité sportive. Certaines activités maintiennent ou entretiennent une preformance qui produit de la distinction (focalisée), d'autres activités visent une disponibilité à l'effort, (la condition physique), d'autres encore résolvent et libèrent des contrariétés (le bien-être).

Selon ces choix on se focalise sur son tour de biceps, sur sa santé ou sur son bien-être.  

 

au sujet de LEFAY

A l’origine, Oliver Lafay était frustré. A 16 ans, l’adolescent se trouve trop maigre. Il en nourrit un

complexe et décide de changer de corps. Bouquins, revues, manuels... Il épluche tout. :

-  « Mais je tombais, dans les magazines spécialisés, sur des photos d’athlètes dopés ou des publicités pour des poudres-miracle. Dans les livres, je trouvais des exercices, toujours les mêmes, mais pas une seule méthode. En salle de remise en forme, on me conseillait de soulever lourd, sans relâche, au risque de me blesser. Avec, toujours, le même credo : 'No pain, no gain', pas de résultats sans souffrance... »

Alors étudiant, Olivier Lafay se rend chez son médecin pour une visite de routine. Sa séance de

musculation est déjà terminée depuis deux bonnes heures, mais il constate que son cœur bat encore à plus de 80 pulsations par minute. Il raconte :

-  « J’avais beau soulever des poids à m’en abîmer les tendons, je n’étais pas en bonne condition physique. Même chose lorsque je donnais un coup de main à mon père, ouvrier du bâtiment. Dans la 'vraie vie', sur un chantier, je n’assurais pas, même si j’avais pris 20 kilos de muscles." »

http://tempsreel.nouvelobs.com/sport/20120401.OBS5181/

 

A l’origine, Oliver Lafay était frustré. A 16 ans, l’adolescent se trouve trop maigre. Il en nourrit un

complexe et décide de changer de corps. Bouquins, revues, manuels... Il épluche tout. :

-  « Mais je tombais, dans les magazines spécialisés, sur des photos d’athlètes dopés ou des publicités pour des poudres-miracle. Dans les livres, je trouvais des exercices, toujours les mêmes, mais pas une seule méthode. En salle de remise en forme, on me conseillait de soulever lourd, sans relâche, au risque de me blesser. Avec, toujours, le même credo : 'No pain, no gain', pas de résultats sans souffrance... »

Alors étudiant, Olivier Lafay se rend chez son médecin pour une visite de routine. Sa séance de musculation est déjà terminée depuis deux bonnes heures, mais il constate que son cœur bat encore à plus de 80 pulsations par minute. Il raconte :

-  « J’avais beau soulever des poids à m’en abîmer les tendons, je n’étais pas en bonne condition physique. Même chose lorsque je donnais un coup de main à mon père, ouvrier du bâtiment. Dans la 'vraie vie', sur un chantier, je n’assurais pas, même si j’avais pris 20 kilos de muscles." »

http://tempsreel.nouvelobs.com/sport/20120401.OBS5181/

Le rythme cardiaque et la récupération font parti de ces paramètres généraux, ces critéres qui permettent de savoir si on est en bonne ou mauvaise condition physique.

Le mental :

L'éditeur de manuel sportif « Amphora » tient à la distinction entre entre la noble « condition physique » et une pratique ego-centree. On retrouve nottament une référence à Willhem Reich. Olivier Lafay évoque, quant à lui, ses études de philosophie et se réclame de Paul Watzlawick . Dans les deux cas il s'agit d'ex-centrer, de periphérie energétique. Reich évoque une cuirasse émotionnelle ou communicationnelle pour Watsalwick ( jeux de l'apparence).

Chez Reich on utilise le terme de « cuirasse caractérielle », Dans « Psychologie de masse du fascisme » Reich nous propose un glossaire qui nous indique que :

  1. la cuirasse caractérielle : est le nombre d'attitudes caractérielles typiques qu'un individu développe pour bloquer ses excitations émotionnelles, se traduisant par la rigidité du corps, le manque de contact émotionnel l'engourdissement ». Elle s'identifie sur le plan fonctionnel à la cuirasse musculaire.

  2. La cuirasse musculaire : est le nombre de réactions musculaires (spasmes chroniques) développés par un indvidu pour bloquer la percée des émotions et des sensations d'organe, et plus spécialement l'angoisse, la colère et l'excitation sexuelle.

W. Reich précise dans « fonction de l'orgasme » au sujet de la cuirasse caractérielle ( 1927 p.113) :

« L'obstacle à la guérison se trouve dans -toute- la façon d'être ». L'analyse caractérielle tâche de dévoiler et d'éliminer les resisitances à la guérison. Ces resistances sont souvent des crispations du moi contre les pulsions inconscientes. Selon Reich ces contradictions entre instinct et « moi » imprègnent toute la structure psychique. Il évoque un patient dont la politesse excessive constitue une surface cachant une agressivité contrôlée. La haine libérée s'avérait à son tour une défense contre une peur affreuse du père. « Cela siginifiat que c'était à la fois une pulsion refoulée et une défence inconsciente contre l'angoisse » p.115.

L'analyse de ce jeu d'enchainement des resistances par antithèse aboutit au concept de « couches » ou de « stratification du cuirassement » (Panzerschichtung). « Les forces psychiques et les contradictions ne constituaient plus un chaos, mais une entité compréhensible historiquement et structuralement. La névrose, chez chaque patient individuel, révélait une structure spécifique. »

« Tout le monde vécu du passé vivait dans le présent sous la forme d'atiitudes caractérielles. La constitution d'une personne est la somme totale fonctionnelle de toutes ses expériences passées ».

Ces couches peuvent être particulièrement nombreuse et fonctionner automatiquement, si elles forment une unité compacte et difficile à pénétrer, elles apparaissaient comme une « cuirasse » entourant l'organisme vivant. Cette cuirasse à la foncion de protéger le sujet contre le déplaisir. Mais l'organisme payait cette protection contre sa capacité de plaisir. Les conflits du passé constituaient le contenu latent de cette cuirasse. L'énergie qui la sous-tend et une energie « antithétique » de contrôle, de défiance de soi, de destructivité. p.117.

Onfray, évoque lors de sons séminaire sur les consciences refractaires, que selon Spinoza l'âme est une enveloppe du corps, une « couche suplémentaire ».  

 

(12) C'est pourquoi, dans la définition de l'âme, nous nous sommes servis de ces termes à savoir que l'âme, ou idée ou essence objective (toutes choses identiques pour nous), tire son origine de l'essence de l'objet existant réellement dans la nature. Par là, nous avons suffisamment expliqué ce que c'est que l’âme en général, et nous entendons par là non-seulement les idées qui naissent de l'existence des modifications corporelles, mais encore celles qui naissent de toute modification des autres attributs.
(13) Mais, comme nous n'avons pas des autres attributs la même connaissance que de l'étendue, voyons maintenant si, en nous bornant aux modifications de l'étendue, nous ne pourrons pas trouver une définition plus particulière et plus adaptée à l'essence de nos propres âmes, car c'est là notre objet.
(14) Supposons comme une chose démontrée qu’il ne peut y avoir dans l’étendue d'autre mode que le repos et le mouvement, et que toute chose corporelle particulière n'est rien autre qu'une certaine proportion de mouvement et de repos, de telle sorte que, si dans toute l'étendue il n'y avait que repos absolu ou mouvement absolu, il n'y aurait aucun corps distinct : il s'ensuit que le corps humain ne peut être qu'une certaine proportion particulière de repos et de mouvement.
(15) Or, nous disons que l'essence objective, qui, dans l'attribut de la pensée, correspond à cette proportion, est l’âme du corps ; lors donc que l'une de ces modifications (soit le repos, soit le mouvement) change en plus ou en moins, l'idée change dans la même proportion ; comme par exemple, si le repos est augmenté et le mouvement diminué, nous éprouvons cette douleur ou tristesse que l'on appelle le froid ; si, au contraire, c'est le mouvement qui est augmenté, nous éprouvons cette douleur que l’on nomme chaleur.
(16) Maintenant, lorsque tous les degrés de mouvement et de repos ne sont pas égaux dans toutes les parties du corps, et que les uns ont plus de mouvement ou de repos que d'autres, de là naît la différence de sensation, comme lorsque nous sommes frappés par un bâton sur les yeux ou sur les mains.
Et lorsqu’il arrive que les causes extérieures diffèrent et n'ont pas le même effet, il s'ensuit une différence de sensation dans une seule et même partie, comme nous l'éprouvons lorsque nous sommes frappés sur la même main par du fer ou par du bois.
Et réciproquement, si un changement fait dans une certaine partie est cause qu’elle revienne à l'état primitif, de là naît la joie que nous appelons tranquillité, agrément, gaieté.
(17) Ayant expliqué ce que c'est que la sensation, il est facile de comprendre comment naît de là l'idée réflexive ou la connaissance de nous-mêmes, l'expérience et la raison. Enfin notre âme étant unie à Dieu et étant une partie de l'infinie pensée, et étant issue immédiatement de Dieu, on voit encore aisément par là l'origine de la vraie connaissance et de l'immortalité de l'âme. Que cela nous suffise pour le présent.
SPINOZA, Court tratié sur sur DIEU L'HOMME ET LA BÉATITUDE
PARTIE II, APPENDICE II, DE L'ÂME HUMAINE.

Un site dédié à Spinoza http://www.spinozaetnous.org renvoi plutot vers Leibniz et sa logique de monade pour penser une âme qui serait de l'ordre du « mental » d'un individu. C'est à dire de la vigueur de l'image de soi, de la force d'une cuirasse psychologique.


Chacune de ces pistes mènent à une sphère « complémentaire » aux dimensions physiques et corporelles.

Zoé, psychologue et compagne d'un sportif, témoigne elle aussi de la dimension « philosophique » en ce qu'elle dépasse la seule usage du corps (conversation juin 2012).

En quelque sorte la recherche de performance et l'occasion d'affirmer un rapport au monde ou de s'affirmer dans le monde. Le sportif dans sa recherche de performance construirait une relation au monde...

La force et l'opérationnalité du rapport au monde, serait en partie liée à cet équipement qui est la « carapace » mais qu'est-ce qu'une bonne cuirasse ?.

Il y aurait grand type de cuirasse, celle visant le bien-être avec la perception de modalité de critères et d'une conduite sociale et une seconde visant à affirmer et imposer sa présence au monde.

Une logique de Optimal de puissance (musculation)

Une logique équilibrée de disponibilité (condition physique)

La logique de la condition physique :

La taille et le poids

Il y aurait une corpulence constitutive caractérisée par le rapport entre poid et ossature.

Sur la base de la circonférence du poignet (17,5 cm en ce qui me concerne) et de la taille (1m82) on caractérise sa constitution physique.

 

Taille

 

 

 

 

Poignet

-150

150-160

160-170

170-180

181+

17 cm

XL

L

M/L

M

S/M

18 cm

XXL

XL

L

M/L

M

F. Oldani, p.76

Selon le tableau je me situerait dans une constitution « M », sigles utilisé par les américains pour distinguer les tailles de vétements -équivalent à un « 44 » en france -

S

M

L

XL

XXL

XXXL

Ce qui me place dans les corpulence « legères »

Taille

 

Age

 

 

35-39

40-44

45-49

180

69 kg

69 kg

69 kg

182,5

71 kg

71 kg

70 kg

ou dans les corpulence « moyennes ».

Taille

 

Age

 

 

35-39

40-44

45-49

180

74 kg

74 kg

73 kg

182,5

77 kg

77 kg

76 kg

Comme mon poids stabilisé est de 85 kg je vais donc me considéré comme quelqu'un de corpulence moyenne (plutot L) avec un poignet étroit, donc un poids de forme à 75 kg.

La musculature.

Au collège ma prof de maths aimait à nous dire que le cerveau (donc l'aptitude au calcul) était un muscle comme les autres.

Elle comptait sans doute rassurer le piétre élève que j'étais, en assurant qu'il n'y avait pas de prédestination aux maths. Selon elle, en maths comme en sport, un entrainement raisonné permettait d'améliorer ses aptitudes.

Choque et Wayne (C&W p.24) relèvent quelques propriétés biologiques du muscles strié :

Des questions de muscle

Donc quelques questions prennent une importance inatendue. Par exemple, en partant du principe que je ne saurais -jamais- ce qu'est le calcul, je me demande :

« Si l'aptitude au calcul est comme un muscle, qu'est ce qu'un muscle ? »

Prenons l'exemple de mon biceps droit, que j'ai suffisament flasque et discret pour qu'un peu d'exercice les fasse grossir et me donne l'impression durant deux ou trois jours d'avoir « quelque chose » dans la manche. Cette expérience me procure le sentiment de pouvoir modifier ma physionomie, de modifier mes aptitudes -notament ma force- et donc de « me » changer.

D'autres questions plus triviales se posent, comment et combien de fois dois-je m'exercer à plier le bras pour entretenir cette aptitude.