questions d'éthique

-0360-Aristote, Ethique à Eudème, Kaloskagathos

[edit] Dans la pensée de la Grèce antique, L’expression pouvait être utilisée dans un sens générique elle s’appliquait à la combinaison de plusieurs vertus. Elle pouvait alors se traduire par « beau et brave » ou « bon et en bonne forme ».

Des traductions telles que « chevalier » ou « gentleman » ont été traditionnellement suggérées pour mettre l'accent sur l'aspect social de l'expression, tandis que « héroïque » ou « guerrier » portent davantage sur son aspect militaire. Selon l’historien Henri-Irénée Marrou,

« Kalokagathia signifie, quel que soit le contexte, beauté ou bonté, ‘le fait d'être un homme bel et bon’. Avant que l'éducation grecque ne devienne, comme la nôtre, une culture de l'esprit, il y avait là anciennement un aspect moral, et c'est ‘dans et par le sport qu'il se réalise’. Le kalos kagathos, c'est avant tout le sportif. Et ‘autant que le caractère, ce que cette éducation vise à former, c'est le corps’4. »

L'aristocratie athénienne a repris l'expression pour se référer à elle-même. Chez les philosophes réfléchissant à des enjeux moraux, qui étaient pour les premiers d'entre eux Athéniens, le terme désignait l'homme idéal ou parfait. La possession du beau et du bien, le kalos kai agathos, a sa traduction latine dans le dicton mens sana in corpore sano (« un esprit sain dans un corps sain »). Par extension, on s'en est servi pour faire référence à une éducation équilibrée, prenant en compte à la fois l'esprit et le corps.

Dans l'Éthique à Eudème, Aristote discute le concept de kalokagathia5. La façon dont un kaloskagathos doit vivre est discutée en détaillée dans les dialogues socratiques de Xénophon, notamment Les Revenus.

Dans son ouvrage Sur les Socratiques6, mentionné deux fois par Diogène Laërce7, Phanias relate une discussion dont fait partie Antisthène sur ce qu'il faut faire pour devenir kaloskagathos.