questions d'éthique

-0360-Aristote, Ethique à Nicomaque Livre 8, le don

[edit] Les bons comptes fondent les amitiés d'utilités. à chaque don son contre-don.Alors que c'est l'intention qui compte dans les amitiés de vertus.Aristote: chaptire 15 du livre 8 "Règles pratiques relatives à l’amitié entre égaux  — L’amitié utilitaire"

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Les amis qui sont égaux doivent réaliser l’égalité dans une égalité d’affection et du reste et chez ceux qui sont inégaux, : la partie défavorisée réalisera cette égalité en fournissant en retour un avantage proportionné à la supériorité, quelle qu’elle soit, de l’autre partie.

Les griefs et les récriminations se produisent principalement dans l’amitié fondée sur l’utilité. Ceux dont l’amitié repose sur la vertu s’efforcent de se faire réciproquement du bien (car c’est le propre de la vertu et de l’amitié), et entre gens qui rivalisent ainsi pour le bien, il ne peut y avoir ni plaintes ni querelles

Au contraire l’amitié basée sur l’utilité a toujours tendance à se plaindre, ils demandent toujours davantage, s’imaginent avoir moins que leur dû et en veulent à leur ami parce qu’ils n’obtiennent pas autant qu’ils demandent, eux qui en sont dignes !

Dès lors quand on le peut, il faut rendre l’équivalent de ce qu’on a reçu, et cela sans se faire prier car on ne doit pas faire de quelqu’un son ami contre son gré. Reconnaissant par suite que nous avons commis une erreur au début en recevant un bienfait d’une personne qui n’avait pas à nous l’octroyer, puisqu’elle n’était pas notre ami et qu’elle n’agissait pas pour le plaisir de donner nous devons nous libérer comme si la prestation dont nous avons bénéficié résultait de clauses strictement déterminées.

Effectivement, nous aurions à ce moment consenti à rendre, dans la mesure de nos moyens, une prestation équivalente, et, en cas d’impossibilité, celui qui nous a avantagé n’aurait pas compté sur cette réciprocité. Ainsi donc, si nous le pouvons, nous devons rendre l’équivalent. Mais dès le début nous ferons bien de considérer de quelle personne nous recevons les bons offices, et en quels termes l’accord est passé, de façon qu’on puisse en accepter le bénéfice sur les bases fixées, ou à défaut le décliner.

Dans l’amitié de type utilitaire, c’est l’avantage de l’obligé qui est la mesure ? C’est, en effet, l’obligé qui demande, tandis que l’autre vient à son aide dans l’idée qu’il recevra l’équivalent en retour ; ainsi l’assistance consentie a été à la mesure de l’avantage reçu par l’obligé, et dès lors ce dernier doit rendre à l’autre autant qu’il en a reçu, ou même, ce qui est mieux, davantage — 

(...)

Dans les amitiés fondées sur la vertu, les griefs sont inexistants, et c’est le choix délibéré du bienfaiteur qui joue le rôle de mesure, le choix est le facteur déterminant de la vertu et du caractère